L'histoire de l'atelier


L'apprentissage :

C'est à l'âge de 14 ans que je créé ma première bague, une simple chevalière en laiton serti d'une améthyste. Depuis ce jour, la bijouterie est toujours resté dans un coin de mon esprit. Passionné par le travail du métal et collectionnant les minéraux, je poursuis pourtant mes études, persuadé qu'il m'est impossible de vivre de cette passion.

(mon premier établi de l'époque)

Et pourtant, arrivé à l'âge de 18 ans, je choisi de franchir le cap suite à la visite d'une école de bijouterie lors de portes ouvertes. Je découvre un nouveau monde, celui de l'artisanat d'art, de la création libre et des ateliers chargé d'histoire.

Enthousiaste, je fais alors l'acquisition de mes premiers outils de bijoutier, grâce aux ressources d'un travail alimentaire.

(mon premier anneau en laiton texturé)

J'effectue ensuite deux années d'apprentissage auprès de Mathieu Roux, joaillier à Rodez, qui me transmet le savoir-faire du métier. En parallèle, je monte mon premier atelier dans un petit garage dont je suis locataire, afin de me perfectionner sur mon temps libre et de créer mes propres bijoux.

(mon premier atelier)

Suite à l'obtention de mon diplôme de bijoutier-joaillier en 2024, que j'effectue auprès de mon formateur Pascal Henry, fondeur d'art et bijoutier joaillier, je créer l'atelier de mercure à 21 ans, projet que j'ai en tête depuis mes débuts, dans l'objectif d'enfin pouvoir créer librement mes propres bijoux.

 

Faire perdurer l'artisanat :

Ayant vu arriver progressivement les nouvelles technologies au sein de notre métier, je choisi de perpétuer le métier tel qu'on me l'a appris, en utilisant au sein de mon atelier des techniques de joaillerie traditionnelles, et me refusant à l'usage de l'imprimante 3D. 

En effet, les bijoux forgés à la main sont conçu à partir de lingot que l'on étire en fil ou en plaque, puis découpé, limé et soudé étape par étape. Le métal est ainsi plus dense, plus durable.

A l'inverse, l'imprimante 3D et donc la fonte consiste à liquéfier le métal pour le couler dans un moule. Le métal en ressort poreux et plus fragile. Le travail à faire sur le bijou est ainsi moindre et bon marché. 

Fonte v/s plané laminé : PREUVE EN IMAGE  Fin110

(à gauche une plaque d'argent forgé à la main, à droite un anneau en argent issu d'une fonte. On y voit bien que l'anneau est bien plus poreux que le métal forgé à la main)

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